De la France jusqu’au Japon en train et bateau
Rien est mieux que de prendre son temps.
Tout a commencé parce que je voulais partir au Japon et y rester un an. Puis, en y repensant, je ne voulais pas me précipiter. Je vais y vivre une année alors quel est l’intérêt d’y être en moins de 24 heures ?
Avec cette pensée en tête, c’est le monde qui s’ouvre à moi ; autant de kilomètres c’est la promesse d’un voyage bien chargé.
Mon objectif est clair : être à Tokyo pour le nouvel an. J’ai donc environ 1 mois et 20 jours pour atteindre la côte du Japon.
Début septembre c’est la fin de mon contrat d’alternance puis j’ai quatre semaines de vacances en août. Je prévois de partir le 11 novembre ce qui me laisse du temps pour bien tout organiser.
En Sardaigne, entre deux baignades je me pose pour tracer mon itinéraire.
Je pars de Grenoble pour rejoindre la Slovénie depuis l’Italie. Ensuite, je prends la route pour la Serbie sans m’arrêter en Croatie. Puis vient la Bulgarie, la Turquie et la Géorgie. L’obstacle ici, c’est le choix que j’ai entre différents pays pas au top géopolitiquement. Je décide de ne pas me prendre la tête pour ce premier gros voyage et de traverser l’Azerbaïdjan et la mer Caspienne en avion pour atterrir sur la côte du Kazakhstan à Aktau. Après ce gros pays d’Asie centrale je passe par la Chine et ensuite je devrais arriver au Japon.
Arrive le 11 novembre, 15 kilos sur le dos, je dis aurevoir à mes parents, mon grand-père, mon frère et ma copine.
Coup de cloche, c’est parti.
Première étape, la Slovénie
Mes écouteurs aux oreilles j’écoute “No more” d’Eddie Vedder”. Mon premier bus part en direction de Milan et aujourd’hui je sens une bonne énergie. Ce n’était pas évident de quitter mes proches, mais je suis reconnaissant qu’ils aient été là.
J’ai 8 heures de route devant moi, un premier bus me pose à Chambéry pour prendre le train pour Trieste. J’ai une correspondance à Milan où je découvre les prix des restaurants proches de la gare ; 28€ les pâtes bolo. J’arrive à Ljubljana vers 23h et j’y resterai trois jours.
Les Alpes slovènes
Je connaissais la Slovénie pour sa nature, ses lacs glaciaires et ses montagnes. C’est pourquoi j’ai loué une voiture pour partir au nord découvrir ce beau patrimoine. Direction Golica en passant par le lac de Bled.
Pour ce début de voyage ça fait plaisir de voir une partie des Alpes que je ne connais pas. Je m’attaque donc aux Alpes Juliennes, une dénomination que l’on attribuerait aux Iulii, une vieille famille
de la Rome antique dont le plus illustre n’est autre que Jules César.
Deuxième étape, Belgrade
On arrive sur une étape où je ne vais pas rester longtemps car j’arrive à 3h du matin et je repars à 16h.
Mais Belgrade va me marquer longtemps en tant que photographe, l’ambiance de la ville en pleine nuit est dingue, je me crois dans un film dystopique. Je ne dis pas que la ville est dans un mauvais état mais une partie possède un aspect clairement soviétique et avec la brume du matin, les éclairages se retrouvent diffus c’en est presque mystique. Une fois que le soleil arrive ce n’est plus pareil.
Il fait assez froid mais moins qu’à Ljubljana à moins que je ne me sois habitué.
Je prends le métro, qui a une esthétique rétro, pour me rendre au château où je vais rester la mâtinée.
Ensuite petit tour dans la ville pour déjeuner quelques spécialités, visiter les églises et partir pour la Bulgarie.
Troisième étape, Sofia
J’avais hâte d’arriver dans la capitale bulgare car un de mes meilleurs amis y a passé du temps et me l’a conseillée.
J’y reste deux jours et ce n’est clairement pas assez, alors pas de pause et je pars visiter la ville.
Rien qu’avec les pavés qui recouvrent le sol vous savez que vous êtes à Sofia. Ce qui m’a surpris c’est le nombre de monuments au mètre carré c’est affolant. La ville est grande et possède de nombreux parcs très étendus.
Quatrième étape, Ankara
Pour ce voyage en bus, les hommes et les femmes ne peuvent pas se mettre à côté sauf s’ils se connaissent. Quelques 15 heures et une halte à Istanbul plus tard, j’arrive à Ankara. Je vois enfin un changement de biome sur la route au niveau de Doganlar, moins d’arbres et plus de cailloux ternes.
26 heures dans le Doğu Ekspresi
Entre Ankara et Kars je prends l’express de l’est qui traverse la Turquie, prix du ticket ; 12€ comptez 10 € de plus pour une couchette. Je rencontre 3 personnes dans ma voiture couchette et nous discutons pendant les 26 heures de trajet. Entre thé offert, partie de dé et kebab récupéré lors d’une halte à Erzincan.